Bonjour à tous,

J'arrête le sucre ! L'Atelier au soleil

 

Cela fait 2 mois maintenant que j’ai commencé à me « sevrer » du sucre et je voulais partager avec vous ici mes premières impressions et notamment, les difficultés que j’ai pu rencontrer. Voici les trois principales (pour moi, vous en avez peut-être rencontré d’autres) :

1- L’entourage. L’entourage ne comprend pas forcément la démarche. Le problème est qu’entre amis ou dans les repas de famille, il peut y avoir quelques moments désagréables à passer, et on peut entendre des remarques peu constructives pour le projet. Sartre avait raison : « L’enfer, c’est les autres. »

Danièle Gerkens en parle très bien dans son livre « zéro sucre : mon année sans sucre ». Elle est carrément tombée sur des cas bien sympathiques de personnes qui cherchaient à tout prix à lui faire manger du sucre ou qui se « rattrapaient » en en faisant manger plus que nécessaire à sa fille (qui n’a pas suivi son expérience).

Il semble que, comme toute prise de conscience d’un problème de santé (plus ou moins marqué, plus ou moins conscient) certaines personnes se sentent « attaquées » si vous agissez alors qu’elles ne font rien. Parlez de faire un régime devant une personne qui mange trop et qui refuse de regarder son problème en face et notez sa réaction…

Et puis le sucre étant associé au plaisir (l’industrie du sucre n’y est pas pour rien), se priver de sucre c’est renoncer au plaisir. Et se mettre d’une certaine façon en marge de la société. On n’est pas un « bon vivant » quand on ne mange pas de dessert. Et en France, pays de la gastronomie, c’est presqu’un crime de ne pas être un bon vivant. Vous vous souvenez dans « Le ventre de Paris » de Zola, cette distinction entre les « Gras » et les « Maigres » où ces derniers sont déconsidérés ? Ils ne savent pas profiter (dans tous les sens du terme) de la vie.

 

2- Les sucres cachés. Ils sont partout. Cela fait longtemps que j’ai pris la (mauvaise) habitude de manger du pain de mie le matin, en lieu et place du pain complet (article fréquemment en rupture à la boulangerie). Bien sûr, je sais depuis longtemps que le pain de mie contient du sucre mais, après tout, c’est ma seule consommation de sucre « ajouté » de la journée, non ?

Eh bien non !

Pour me faciliter le quotidien, j’achetais fréquemment des plats préparés à emporter sur mon lieu de travail pour ma pause déjeuner. Croyez-le si vous voulez mais les « Petites gambas, compotée de tomates et tagliatelles au pesto » de Marie et le « Poisson à l’andalouse » également de chez Marie contiennent du sucre ET du sirop de glucose pour le plat de poisson. Incroyable, non ?

Gambas  Poisson andalouse

Moins surprenant, mais tout aussi caché : j’ai pris l’habitude depuis longtemps de faire ma vinaigrette au vinaigre balsamique. Cette appellation n’étant pas protégée, vous trouvez de tout sur le marché et le vinaigre que j’achetais n’a de balsamique que le nom et la couleur. Couleur provenant du colorant : caramel.

Résultat, durant une journée type, j’avais consommé juste 3 fois plus de sucres ajoutés que ce je pensais. On ne les appelle pas « cachés » pour rien…

Quand on commence une expérience telle que celle-ci, il faut prévoir du temps en plus pour :

- les courses : le temps de déchiffrer toutes les étiquettes ;

- les repas : il faut s'attendre à plus cuisiner par soi-même et à ne plus se faciliter la vie avec tous ces plats industriels.

Damned. C’était pourtant bien pratique.

 

3- Les tentations. La galette des rois, un anniversaire, la Chandeleur, un anniversaire, Mardi Gras, un anniversaire, le traditionnel barbecue de l’heure d’été, un anniversaire, Pâques, un anniversaire… sont autant de tentations auxquelles il est difficile de ne pas succomber. Surtout que c’est une expérience personnelle et toute la maisonnée ne la vit pas.

Et puis, un anniversaire se fête souvent en famille ou entre amis et tout le monde autour de vous a tendance à vous inviter à faire « une exception, pour une fois. ». D’autant qu’il est bien tentant ce moelleux au chocolat…

Surtout quand on est plutôt bec sucré, comme moi.

 

Cependant, si j’ai eu un peu de mal à démarrer cette expérience, j’avoue qu’une fois partie, j’arrive à (plutôt) bien m’y tenir.

Sachant que pour moi, le plus difficile est d’arrêter (ne pas reprendre une part de gâteau ou une poignée de bonbons, ne pas finir la tablette de chocolat) et du coup, me connaissant, je sais que le mieux est de NE PAS commencer à en consommer.

Néanmoins, je ressens, non pas un manque, mais comme une envie pour des aliments qui habituellement ne m’attirent pas : quand Sébastien a mis de la confiture dans son yaourt nature, j’ai eu une brusque (et courte) envie de manger son yaourt. Alors que j’en consomme très peu et encore moins avec de la confiture.

J’ai également essayé de faire abstraction du paquet de Haribo qu’il grignotait juste à côté de moi. L’avantage est que le paquet est vite fini et la tentation donc vite passée.

Par contre, je n'ai pas du tout ressenti l'envie de sucré au point de me jeter dans une boulangerie pour y acheter des pâtisseries (une anecdote racontée, là encore, par Danièle Gerkens dans son livre). Mais je crois que ma consommation de sucres reposait plus sur les sucres cachés que sur les sucreries et pâtisseries...

Et vous, quels ont été les obstacles que vous avez pu rencontrer ?

 

Bises

Cécile